La pompe à chaleur air/eau fait partie des systèmes de chauffage privilégiés par l'Etat dans les dispositifs de rénovation énergétique. Plus écologique et plus économique, cette solution doit néanmoins être dimensionnée correctement pour garantir de bonnes performances sur le long terme.
Le fonctionnement d’une pompe à chaleur repose sur un principe thermodynamique.
Les performances sont donc optimales quand le générateur choisi couvre précisément les besoins thermiques du logement.
Un bon diagnostic et un calcul de déperditions précis est primordial dans ce cadre.
L’objectif est d’éviter deux cas de figures :
Avec une pompe à chaleur correctement dimensionnée, les performances ainsi que les économies d’énergie sont optimisées tout au long de l’année.
Comme nous l’avons vu précédemment, pour dimensionner correctement la pompe à chaleur, il faut connaître les besoins thermiques précis.
Pour mesurer ces éléments, plusieurs paramètres sont à prendre en compte :
Plusieurs méthodes de calcul des déperditions existent.
La méthode la plus précise est issue de la norme NF EN 12-831. Elle permet de calculer des déperditions thermiques précisément pour chaque pièce en tenant compte de chaque coefficient spécifique.
C’est la méthode utilisée par Calixta (en savoir plus).
D’autres méthodes simplifiées existent également. Elles sont cependant plus approximatives notamment dans les projets de rénovation ou sur les habitations avec des architectures spécifiques.
Pour être conforme au DTU 65.16, une pompe à chaleur air/eau doit respecter deux critères dans le cadre d’un fonctionnement bivalent avec appoint (électrique, hydraulique ou autre) :
Par exemple, pour une habitation avec des déperditions globales de 8500 W, la puissance de la pompe à chaleur seule doit être comprise entre 5950 W et 8500 W.
Pour le même exemple, la puissance totale doit donc être supérieure à 10 200 W.
En fonction du type d'émetteur existant ou souhaité, le régime de fonctionnement de la pompe à chaleur est différent.
Dans le cas de radiateurs, on parle d’un fonctionnement à moyenne température. C'est-à-dire que le départ d’eau du générateur se fait à 55°C.
Et pour du plancher chauffant, on parle d’un fonctionnement basse température. Le départ d’eau du générateur se fait à 35°C.
Il est important de prendre en compte cette donnée pour dimensionner correctement.
En effet, selon la température de départ de l’eau, la puissance de la pompe à chaleur est différente.
Ces données sont communiquées par les fabricants directement par plusieurs moyens.
Dans le cadre d’un bon dimensionnement, les fabricants communiquent de différentes manières sur les données techniques de leurs produits :
Calixta permet dans le cadre des études réalisées avec l’outil, de connaître exactement toutes les informations techniques nécessaires à un dimensionnement.
La température extérieure de base, les déperditions et le régime de fonctionnement (température de départ d’eau) sont pris en compte.
Dans les projets de rénovation énergétique, plusieurs erreurs sont faites régulièrement et sur lesquelles il convient d’être vigilant :
Le surdimensionnement est en général l’erreur la plus répandue.
Le dimensionnement d’une pompe à chaleur repose sur des données précises : informations liées au chantier, calcul des déperditions, données techniques du fabricant… Avec un bon dimensionnement, toutes les parties sont protégées.
→ L’artisan installateur traite ses chantiers de manière plus efficace.
→ Le fabricant reçoit moins de demandes de SAV et fortifie son image de marque.
→ Le client final bénéficie d'une installation au fonctionnement optimal.
