Depuis plusieurs années maintenant, la politique gouvernementale en France et en Europe accorde une grande importance aux débats énergétiques. La prise en compte de l’impact écologique, les nouvelles normes environnementales ainsi qu’une hausse du prix des énergies fossiles sont autant de facteurs dictant les grandes orientations prises.
Actuellement, les chaudières fonctionnant au gaz ne sont pas (totalement) interdites.
Dans le cadre d’un projet de rénovation, il est toujours possible d’installer une chaudière gaz ou de remplacer une chaudière existante par un modèle à condensation.
Cependant, les aides financières actuelles ne vont clairement pas dans ce sens.
MaPrimeRénov’, le dispositif principal d’aide à la rénovation énergétique des logements en France, ne finance plus l’installation de chaudières gaz individuelles depuis 2023.
Les réglementations publiques ont également évolué pour s’adapter à ce contexte.
En effet, la RE2020 (réglementation environnementale 2020) régissant les constructions individuelles neuves interdit le recours à une chaudière fonctionnant exclusivement au gaz depuis janvier 2022.
Par ailleurs, cette interdiction entre progressivement en vigueur à partir de 2024 sur le secteur des logements collectifs neufs. Les seuils d’émissions carbone deviennent de plus en plus stricts.
Dans un contexte où la dimension énergétique et environnementale est devenue centrale dans la prise de décision des gouvernements et entreprises, l’objectif est clair.
Même si les chaudières modernes sont performantes, le gaz reste une énergie fossile. Ces chaudières émettent donc du carbone.
Les différentes réglementations et aides publiques visent à réduire les émissions de CO2 liées aux bâtiments, décarboner le chauffage résidentiel et réduire la dépendance aux énergies fossiles importées.
L’Union européenne est particulièrement impliquée dans ces sujets, avec des objectifs climatiques réguliers à atteindre pour les pays membres.
Dans le cadre des projets de rénovation énergétique, plusieurs solutions existent pour remplacer une chaudière gaz.
La pompe à chaleur air/eau est la plus connue et la plus déployée actuellement dans les maisons individuelles.
D’une part, grâce à ces très bonnes performances énergétiques et son adaptation possible avec les émetteurs existants (radiateurs ou plancher chauffant déjà présent dans la maison rénovée).
D’autre part, au vu des aides financières possibles et prévues par l’Etat et les collectivités locales dans le cadre d’installation de ce type de solution.
Malgré cela, le coût d’investissement initial est nettement plus élevé et le dimensionnement doit être fait correctement pour que le générateur soit efficace sur le long terme.
Il est également possible de recourir à d’autres solutions comme les chaudières biomasse (fonctionnant aux granulés ou au bois) ou les solutions hybrides (chaudière gaz + pompe à chaleur) qui peuvent être un compromis intéressant.
Actuellement, aucune interdiction générale n’est prévue mais la tendance est claire.
L'évolution progressive des normes environnementales et la baisse des aides sur les énergies fossiles montrent une volonté de réduire le recours à ces systèmes de chauffage.
Naturellement, le marché s’ajuste progressivement et les consommateurs se tournent vers de nouvelles solutions de chauffage.
En tant que propriétaire, il faut donc s'interroger sur la pertinence du recours à un tel système que ce soit d’un point de vue financier ou patrimonial (impact négatif sur le DPE et donc sur la valeur du bien).
